Evaluation du dispositif de mise en valeur des oeuvres européennes et de la FWB dans les services de VOD

03 juillet 2012 Thèmes : VOD, diversité culturelle

Le CSA vient de remettre au législateur son évaluation du dispositif de mise en valeur des œuvres européennes et de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans les services de vidéo à la demande (VOD).

La promotion des œuvres européennes dans les services à la demande est un objectif fixé aux éditeurs à l’article 46 du décret SMA, dont le commentaire prévoit que "afin d’apprécier l’efficacité de cette disposition, il conviendra d’évaluer son application et son impact à moyen terme. A cet égard, le résultat du contrôle qu’effectuera le CSA dans le cadre des ses compétences sur cette disposition sera déterminant dans l’évaluation".

Pour mener à bien cette mission, le CSA a procédé à une évalution dans la durée, et ce dès 2010, en collaboration avec les éditeurs de services de VOD et la participation du Centre du cinéma de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Cette évaluation démontre que la mise en valeur des œuvres européennes et de la Fédération Wallonie-Bruxelles a effectivement été mise en œuvre par les éditeurs de service VoD et a eu des répercussions positives sur la consommation de ces œuvres.
 

Promotion

Comme le montre le graphique ci-dessous, entre juin 2010 et juin 2012, le nombre de promotions de films européens et européens récents est constamment resté entre 30% et 50% tant pour Belgacom que pour VOO (lignes vertes et rouges). Ces promotions ont été réalisées via des magazines, folders, des onglets regroupant les films sur les interfaces VOD ou les sites Internet ("Nouveautés", "Découvertes", "Films en 3D", etc.), des émissions ("Top 20", "Le coin des cinéphiles") ou la diffusion de bandes annonces sur les chaînes d’autopromotion, des actions gratuité, etc.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Consommation

Cet effort des éditeurs se répercute sur la consommation qui a été faite des films européens, comme le montre cette analyse des tops 50 entre juin et décembre 2011 des deux éditeurs. En effet, entre 32 et 38% des films consommés étaient européens, et entre 30 et 34% des films consommés étaient européens et produits dans les 5 ans avant leur diffusion :

Belgacom

Proportion OE et belges dans top

Proportion œuvres récentes et OER dans top

Total OE

19

Total O. récentes

47

Total O. belges

3

Total OE récentes

17

Total

50

Total

50

% OE sur total

38%

% O. récentes

94%

% O. belges Sur total

6 %

% OE récentes

34%

 



 

VOO

Proportion OE et belges dans top

Proportion œuvres récentes et OER dans top

Total OE

16

Total O. récentes

47

Total O. belges

2

Total OE récentes

15

Total

50

Total

50

% OE sur total

32%

% O. récentes

94%

% O. belges Sur total

4%

% OE récentes

30%


 

Synthèse 

En croisant les données relatives à la présence des films européens dans les catalogues (en nombre de films), à la mise en valeur des films par les éditeurs de services (en nombre d’occurrences promotionnelles) et au nombre de films européens dans les tops 50, apparait le graphique suivant :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il en ressort que, qualitativement, la promotion des films européens a été égale ou beaucoup plus importante que, quantitativement, le nombre de films européens disponibles dans les catalogues, et qu’ils ont dès lors bénéficié d’une "discrimination positive" dans le chef des éditeurs de services.

Il apparait aussi qu’en moyenne, sur les 3 périodes analysées - de juin 2010 à décembre 2011 - et pour les deux éditeurs, 37% des films consommés étaient européens. Tous les détails de ces analyses sont présents dans l’évaluation réalisée par le CSA et disponibles dans les documents annexés.

 

Ces conclusions positives au pari lancé par le législateur, favorisant la mise en valeur des œuvres européennes plutôt qu’un quota de catalogue pour les services non linéaires, sont encourageantes. En effet, la défense de la diversité culturelle, de la promotion du patrimoine européen, de la circulation des œuvres et de la stimulation de la créativité locale, lignes de force de la politique audiovisuelle de la Fédération, peuvent également compter sur le travail effectué par les éditeurs de service VOD au profit des œuvres européennes et de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

 



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Dernière mise à jour le 03 juillet 2012