Volume sonore des publicités

  1. Pourquoi perçoit-on le volume sonore des publicités comme plus fort que celui des programmes ?
  2. La problématique du volume sonore des publicités entre-t-elle dans les compétences du CSA ?
  3. Quelle unité de mesure utilise-t-on pour mesurer la perception d’intensité sonore ?
  4. Quand pourra-t-on entrevoir une résolution de ce problème ?
  5. La radio est-elle également concernée par la question du volume sonore des publicités ?

Pourquoi perçoit-on le volume sonore des publicités comme plus fort que celui des programmes ?

Les téléspectateurs ressentent le son des publicités comme plus agressif alors qu'il n'y a, en réalité, pas de variation de volume en valeur absolue (mesurée en décibels).

Il faut chercher l'origine du problème en amont du côté des producteurs de spots publicitaires. Ceux-ci recourent à la technique dite de "compression dynamique du son" pour gonfler artificiellement le volume de leurs spots.

Concrètement, cela signifie que le niveau des fréquences basses (creux) est augmenté de façon à atteindre celui des fréquences les plus hautes (pics), ce qui crée un son plus "dense". Cette technique de postproduction est utilisée par de nombreuses agences publicitaires, l'objectif est de faire se démarquer les spots du reste de l'offre télévisuelle, donc de garantir leur impact sur les audiences.

Thèmes : publicité, volume sonore, télévisions 

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Dernière mise à jour le 06 septembre 2010

La problématique du volume sonore des publicités entre-t-elle dans les compétences du CSA ?

Oui. L'article 14 §3 du décret de la Communauté française sur les services de médias audiovisuels porte que "le volume sonore des spots de communication commerciale, ainsi que des écrans qui les précèdent ou qui les suivent, ne doit pas faire intentionnellement l'objet d'une variation, par quelque moyen que ce soit, par rapport au reste des programmes". L'objectif poursuivi par le législateur est évidemment de garantir le confort d'écoute des téléspectateurs.

Cependant, l'interprétation juridique stricto sensu de cet article est sujette à débat. 

Tout d'abord, peut-on parler d'intentionnalité dans le chef des éditeurs alors qu'ils ne sont pas à l'origine de la manipulation sonore ? La question reste ouverte mais un élément déterminant est qu'ils n'en tirent aucun bénéfice. Au contraire, les télévisions elles-mêmes reçoivent de nombreuses réclamations sur ce thème. Elles se déclarent otages de la pratique.

Ensuite, à quelle unité de mesure doit-on se référer ? La compression dynamique ne fait pas varier l'intensité sonore en décibels, ce qui fait dire à de nombreux spécialistes que cette unité a démontré toutes ses limites pour évaluer le confort d'écoute des téléspectateurs. D'où la nécessité de mettre au point une nouvelle référence reconnues par tous les acteurs.

Thèmes : volume sonore, publicité, télévisions 

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Dernière mise à jour le 06 septembre 2010

Quelle unité de mesure utilise-t-on pour mesurer la perception d’intensité sonore ?

Jusqu'il y a peu, toutes les études réalisées utilisaient comme référence le décibel, parfois pondéré (dB A) pour mieux rendre compte des performances de l'oreille humaine. Cependant, le CSA a pu constater que cette méthode minimisait des variations assez fortes ressenties à l'oreille. Le décibel ne semble donc pas adapté. Des travaux sont actuellement menés à l'échelle européenne pour mettre au point une meilleure unité de mesure de la perception d'intensité sonore. Une fois aboutis, ils pourraient conduire à une petite révolution du son en télévision.

 

En savoir plus :
>> Ploud Loudness in broadcasting (grouoe technique de l'UER)
>> Brochure de l'UER "10 things you nedd to know abut loundness"

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Dernière mise à jour le 06 septembre 2010

Quand pourra-t-on entrevoir une résolution de ce problème ?

Ce n'est pas encore pour tout de suite. Dans un premier temps, il faudra qu'une unité de mesure et une méthode de contrôle soient homologués à l'échelle internationale. Ensuite, l'industrie des métiers du son devra développer de nouvelles solutions matérielles. Enfin, en concertation avec le secteur, il conviendra de mettre au point un agenda pour organiser la transition.

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>> Ploud Loudness in broadcasting (grouoe technique de l'UER)
>> Brochure de l'UER "10 things you nedd to know abut loundness"

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Dernière mise à jour le 06 septembre 2010

La radio est-elle également concernée par la question du volume sonore des publicités ?

Oui mais moins que la télévision. En fait, les stations de radios ont des contenus plus "prévisibles" d'un point de vue acoustique puisqu'il s'agit pour l'essentiel de musique et de voix, qui sont dès le départ très compressés et rivalisent par conséquent de manière assez naturelle avec les publicités.

Le signal radiophonique passe par plusieurs compresseurs avant d'être émis, la formule varie d'une radio à une autre et c'est ce qui crée la touche sonore de la radio,  son identité. Ce fort niveau de compression initial fait que la dynamique sonore est moins complexe à gérer en radio qu'en télévision.

Le fait que le Secrétariat d'instruction ne reçoive pratiquement pas de plainte à ce sujet est une indication supplémentaire que ce média est moins concerné par ce problème que la télévision.

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Dernière mise à jour le 03 octobre 2012

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